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 La poésie pour adultes

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MessageSujet: La poésie pour adultes   Sam 31 Mai - 2:11

> poésie
(nom féminin)
Art de faire des oeuvres en vers.

Et on peut parler de tout.

VICTOR HUGO

LA MERDE

Si d’autres dans ces vers célèbrent les orages
Encensent l’opulence aux brillants équipages
Vantent d’une beauté les appâts arrondis
Ou les cantiques purs des saints du paradis,
Moi, je ne veux chanter, ni les saints, ni les anges,
Mais les odeurs exquises qu’exhalent les vidanges
Et présenter la merde à vos yeux étonnés.
Or, ouvrez tous l’oreille mais bouchez vous le nez.
Lorsqu’ après un dîner le ventre vous tiraille
Et qu’alors vous sentez la merde qui travaille
Quel plaisir de penser que bientôt un peu loin
Vous irez vitement pour chier dans un coin.
Et là, en appuyant le coude sur la cuisse
Vous verrez en chiant la fontaine qui pisse
Si vous savez chier dans les règles de l’art
Gardez-vous qu’un papier ne vienne par hasard
Essuyer votre cul tout barbouillé de foire,
Non ! non ! point de papier si vous voulez m’en croire
Jetez avec dédain ce papier dangereux
Mieux vaudrait mille fois rester le cul merdeux
Mais que le bout du doigt fasse seul cet office
Quand vous aurez trois fois essuyé l’orifice
Qui vient de s’entrouvrir
Comme une tendre fleur au souffle du zéphyr
Chieurs, après le doux plaisir
Si vous voulez goûter encore des charmes
Sur la blanche façade, imitez quelques larmes
Ah qu’il est beau de voir le long d’une muraille
Un régiment d’étrons, en ordre de bataille
Les plus gros à nos yeux semblent des généraux,
On y voit des sergents, lieutenants et caporaux.
Les uns en vrais troupiers fument d’un air capable
D’autres, aimant mieux les plaisirs de la table
Sont plongés jusqu’au cou dans un liquide impur,
Celui-ci, déjà saoûl, s’étend le long du mur
Cet autre, vieux soldat aux nombreuses campagnes,
Porte à son front bronzé les rides des montagnes
Et ce tambour-major tout couvert de fumée
Et ce vieux grenadier dont s’honore l’armée,
Et ce jeune conscrit, timide étron gelé
Qui craint d’être bientôt par un chien, avalé.
Tantôt c’est un étron au front pyramidal
Si gros qu’on le croirait fils du cul d’un cheval,
Tantôt c’est un étron qu’un cul capricieux
Amasse en riant et jette sous les yeux,
Tantôt on croirait voir un paquet de ficelle
Chef d’œuvre ingénu du cul d’une pucelle.
Je ne parlerai pas de ces petites crottes
Qu’à peine l’on ressent sous le talon des bottes
Ni des merdes de chiens, pâles et sans odeur,
Ni des merdes de chats à l’infecte vapeur
Non, je ne veux chanter que les étrons chrétiens
Et non ceux des chevaux, des oiseaux ou des chiens
Là, je m’arrête enfin mais j’adrese aux chieurs
Des avis importants, le fruit de mes labeurs.
Désormais mes amis, pour que rien ne se perde
Ne jetez plus aux lieux vos vases pleins de merde
Chiez un peu partout, au milieu des chemins,
Non, pour mieux admirer, chiez dans vos deux mains,
Chiez dans vos fichus, chiez dans vos mouchoirs
Chiez bien, chiez dru, du matin jusqu’au soir
Quand vous aurez fini ces passe-temps aimables
Vous direz, j’ai bien vu des choses admirables,
Des bijoux, des diamants, des fleurs etc …
Mais une belle merde est le nec plus ultra.


ALFRED de MUSSET

LES FILLES DE LOTH

Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.
L'aînée avait vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachaient sous leurs cils d'or l'ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu'au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...
"Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."
Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.
" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt
Et que j'écarte les cuisses comme toi. "
Et sous leur main, servie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu'une douce langue chatouille en l'excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas affaire à des pucelles.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,... où notre pauvre ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin,
Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu'ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l'ensemble des femmes
S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L'instrument qui doit féconder le genre humain.
" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l'effet du frottement.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.
Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu'il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne
" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "
L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Sam 28 Juin - 5:34

guil a écrit:
> poésie
(nom féminin)
Art de faire des oeuvres en vers.
ça peut aussi être en prose mon cher guil Very Happy

mais la meilleure œuvre en vers, ça ne peut être que les mémoires d'outre-tombes de Chateaubriand What a Face
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Mar 9 Sep - 16:48

Flo a écrit:

ça peut aussi être en prose mon cher guil Very Happy


Quel con !
Razz
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Mer 10 Sep - 11:18

Ca ne rime à rien
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Mer 17 Déc - 18:18

LE SONNET DU TROU DU CUL
Par ARTHUR RIMBAUD et PAUL VERLAINE


Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu’au bord de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l’auteur cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s’en aller oï la pente les appelait.

Ma bouche s’accouple souvent à sa ventouse
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots

C’est l’olive pâmée et la flûte câline
C’est le tube oï descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Ven 19 Déc - 1:32

Ils y vont franco les mecs.
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Ven 19 Déc - 5:06

Parce que c'est mieux avec de la vaseline ? Very Happy
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   Ven 19 Déc - 11:50

Oui, c'est assez direct Smile

Apollinaire a écrit de nombreux poèmes érotiques tout aussi directs, un exemple :


Epithalame


Tes mains introduiront mon beau membre asinin
Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses
Et je veux l'avouer, en dépit d'Avinain,
Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !


Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses
Fera l'honneur abject des suçons sans venin
De ma mentule mâle en ton con féminin
Le sperme tombera comme l'or dans les sluices*.


O ma tendre putain ! tes fesses ont vaincu
De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,
L'humble rotondité sans sexe de la terre,


La lune, chaque mois, si vaine de son cul
Et de tes yeux jaillit quand tu les voiles
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
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MessageSujet: Re: La poésie pour adultes   

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La poésie pour adultes
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