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 SADE

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MessageSujet: SADE   Dim 30 Déc - 4:41

Le Marquis de Sade
(1740 - 1814)


Trop souvent caricaturé et réduit à une brute sanguinaire, Sade est finalement assez méconnu comme écrivain et philosophe. Ses critiques sur la religion, le pouvoir, la morale et bien sûr ses pratiques sexuelles, lui ont valu un séjour particulièrement long en prison. Aujourd'hui encore, on le voit assimilé aux vampires, aux démons etc...
petite présentation du bonhomme qui ne demande qu'à être complétée.



Biographie :
Ecrivain français, philosophe, libertin et athée. Donatien Alphonse François, marquis de Sade est né dans une vieille famille aristocratique. Entré à 14 ans dans une école militaire, il revient à Paris en 1763 comme capitaine. Il montre, en fréquentant les actrices et les courtisanes son goût pour la luxure, qui lui vaut, l'année même et peu de temps après son mariage, un premier séjour en prison pour "débauche outrée".

Après une seconde incarcération de six mois en 1768 pour flagellation, il est accusé en 1772 d'empoisonnement pour avoir rendu malade une prostituée à qui il avait fait prendre des dragées aphrodisiaques. Il est condamné à mort par contumace. Arrêté, puis évadé, il est finalement repris et, sous le coup d'une lettre de cachet, incarcéré successivement à Vincennes, à la Bastille et à Charenton. C'est pendant cette longue période d'emprisonnement que Donatien Alphonse François de Sade commence à écrire pour dissiper son ennui. Il est libéré en 1790 par la Révolution comme toutes les victimes de lettres de cachet.

Pendant la Révolution, ses deux fils émigrent, sa femme obtient la séparation du fait de ses violences conjugales. Ses biens en Provence ayant été pillés, sans ressources, le Marquis de Sade essaie de faire jouer ses pièces de théâtre pour pouvoir survivre. Bien qu'ayant milité dans une section révolutionnaire de quartier, il est condamné à mort en 1793. Il échappe à la guillotine à cause d'une erreur administrative. Il vit alors modestement de ses publications. Il est arrêté en 1801 à cause de ses écrits outrageux et de leur violence pornographique et interné par décision administrative à l'asile de fous de Charenton. Bien que totalement lucide et malgré ses protestations, il va y rester jusqu'à sa mort. Il aura passé 30 années en prison.

Maîtrisant parfaitement la langue française, le Marquis de Sade alterne dans ses ouvrages les scènes pornographiques souvent extrêmes et les dissertations philosophiques. Dans "Dialogue entre un prêtre et un moribond" (1782), il affirme un athéisme absolu et ne laissera plus passer une occasion de l'afficher dans ses écrits. Ce n'est qu'à partir du milieu de XXe siècle que son oeuvre, longtemps interdite et diabolisée, sera redécouverte et réhabilitée. Elle n'est plus lue sous le seul angle superficiel du "sadisme" et de la pornographie, mais sous sa fonction libératrice en s'attaquant aux hypocrisies de la société et à la pensée dominante. Le marquis de Sade défend les vices au nom de la nature, en en faisant apparaître les contradictions. Son imagination souvent outrancière est perçue comme le désir de libérer l'homme de ses contraintes. Il peut être considéré comme l'un des grands écrivains français et un philosophe qui va jusqu'au bout de ses pensées et aux limites de leurs conséquences logiques.
Athéisme



Bibliographie :
- L'inconstant, comédie, 1781
- Dialogue entre un prêtre et un moribond, 1782
- Le prévaricateur, tragédie, 1783
- La folle épreuve ou le mari crédule, comédie, 1783
- Les 120 journées de Sodome ou l'école du libertinage, 1785
- La vérité, 1787
- Aline et Valcour, les crimes de l'amour, 1786, publié en 1795
- Historiettes, contes et fabliaux, 1788
- Les crimes de l'amour, 1788
- Les infortunes de la vertu, 1ère version de Justine, 1787
- Justine ou les malheurs de la vertu, 1788, publié en 1791
- Eugénie de Franval, 1788
- Catalogue raisonné des Œuvres de M. Sxxx., 1788
- La philosophie dans le boudoir ou les instituteurs immoraux, 1795
- La nouvelle Justine, 1797
- L'Histoire de Juliette, 1797

sur internet :
-Sade sur wikipédia
- des textes en libre consultation
- minotaure, un blog bien intéressant qui aborde le sujet
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Belgarion
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MessageSujet: Re: SADE   Dim 30 Déc - 15:22

J'avoue que le qualificatif de "grand écrivain" me choque un petit peu concernant un personnage qui n'a fait que transcrire la rage et les pulsions perverses qui l'animaient. je ne connais pas ses considérations morales et philosophiques, mais ce que j'ai lu de lui me parait l'oeuvre d'un grand pervers complètement enferré dans sa folie - un kaléidoscope de perversions toutes plus sordides les unes que les autes.

pour son oeuvre philosophique, j'imagine que c'est une sorte de prêche de la liberté individuelle sans bornes, sans entraves; une incitation au refus de tout ce qui émane du social et une volonté d'aller au bout de ses pulsions, de jouir de tout sans entraves et sans aucune considération morale ??
je caricature peut-être mais j'ai déjà lu une de ses dissertation philosophique ou il avance que toute morale est vaine puisque nos gouts nous viennent de la nature et qu'ils puisent là leur légitimité. par conséquent, la morale, qui voudrait changer cette nature, est hypocrite et stérile... les gouts déviants ne le sont qu'en regard d'une morale étriquée et bornée, en somme, mais dans l'absolu, ils sont à placer au même plan que les gouts plus vertueux. ils sont tout autant respectables... bref, c'est un peu psychopatique comme raisonnement, tout de même...
en bref, personnage atypique, corrosif, frondeur extrème, mais pour moi, certainement pas un grand personnage. tout au plus une personnalité certes intelligente, mais prisonnière de ses vices et de ses tourments, tout comme les vertueux qu'il critique, engoncés dans leur morale... pas plus de recul chez lui que chez ceux qu'il fustige. pas plus de lucidité...
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MessageSujet: Re: SADE   Lun 31 Déc - 2:26

peut-être pas philosophe s'il tendait à rationaliser ses vues nihilistes
mais un grand écrivain s'il se faisait l'avocat du diable avec brio
après tout la rage et les pulsions perverses sont un moteur créatif..
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MessageSujet: Re: SADE   Lun 31 Déc - 4:47

Dans les instituteurs immoraux (grosso modo la formation d'une jeune fille aux choses de la vie), les scènes "physiques" Very Happy sont entrecoupées de discours sur l'Eglise, l'Etat etc... une approche de la société qui peut se rapprocher des lumières avec un contexte plus cru et des propos sans doute plus vindicatifs... mais en tout cas, c'est clairement un discours sociologique de la France morale du XVIIIème siècle.
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MessageSujet: Re: SADE   

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