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 L'Angleterre au 17ème siècle

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MessageSujet: L'Angleterre au 17ème siècle   Sam 6 Oct - 22:54

Un premier topo sur la première moitié du 17ème siècle (la deuxième partie viendra plus tard )




Jacques Ier (1603-1625)

Jacques VI d'Ecosse devient, en 1603, Jacques Ier d'Angleterre,
et fonde la dynastie des Stuarts. Féru de théologie, il demeure l'une des plus remarquables théoriciens de la dignité royale. Il se positionne clairement contre les prétentions du pape. Il prêche le "droit des rois" et
"l'indépendance de leurs couronnes", en 1615, suite à l'assassinat du
roi français Henri IV.

L'exaltation du pouvoir monarchique constitue une réponse au défi social qu'a incarné la Réformation protestante. Il a autant peur des excès du protestantisme que du catholicisme: les puritains et les papistes seront les bêtes noires de son règne. L'anticatholicisme demeure l'un des traits les plus importants de son règne.

En 1604, la législation élisabéthaine contre les jésuites et les prêtres est renouvelée.


1605:complot des poudres
C'est un complot fomenté par un groupe de catholiques qui visait à tuer d'un seul coup le roi d'Angleterre Jacques Ier, sa famille et une partie de ses
partisans, en faisant exploser le Palais de Westminster à Londres. Les
conjurés, sous la conduite de Robert CATESBY, reprochaient au roi anglican Jacques Ier Stuart son intolérance à leur égard tout comme envers les puritains. Partisan de l'action directe, Guy FAWKES fut arrêté le 4 novembre 1605, alors qu'il se préparait à faire sauter le Parlement le lendemain pour sa séance d'ouverture
.

Le puritanisme
Au contraire des mouvements protestants continentaux, la Réforme anglicane maintenait l'église sous le contrôle de la monarchie par l'intermédiaire d'une hiérarchie épiscopale, tout en laissant intactes beaucoup de pratiques catholiques, deux points inacceptables aux yeux des puritains. Parallèlement à la Réforme anglicane, l'Église d'Écosse avait été créée sur un modèle calviniste presbytérien, que les puritains espéraient étendre en Angleterre. Le couronnement de Jacques VI d'Ecosse comme roi d'Angleterre, Jacques Ier, réveilla leurs espoirs. Mais le roi rejeta leurs doléances. Méfiant envers les puritains, il déclara à leur attention: "no bishop, no king".



L'union de l'Angleterre et de l'Ecosse constitue sans doute le vœu le
plus cher de Jacques Ier. Il l'exprime clairement dans son
allocution du mois de mars 1604. Son discours de réconciliation entre les deux royaumes, d'apaisement religieux fut incompréhensible à une majorité de contemporains. En octobre 1604, il proclame l'union des deux royaumes, même si les peuples ne ressentent pas l'union dans leur cœur.

La paix avec l'Espagne en 1604 marque un retournement de la politique
internationale de l'Angleterre: une alliance anglo-espagnole se forme, entre ce pays très protestant et l'autre pays très catholique. La France "très
chrétienne" se défie des échanges entre l'Espagne et l'Angleterre.
Maintenant que l'Angleterre est décidée à s'entendre avec un pays catholique, le but français est de supplanter désormais l'Espagne. Cette politique aboutit en 1625, au lendemain de la mort de Jacques Ier, au mariage d'une fille d'Henri IV, Henriette-Marie, avec le nouveau roi d'Angleterre Charles Ier. Or celle-ci est catholique, au grand damne des puritains qui ne comprennent pas cette politique d'alliance avec les pays catholiques.


Il est un rôle dans lequel Jacques Ier excelle, celui
d'antipape. Il veut refaire la chrétienté en la délivrant de la tutelle
romaine. Mais la volonté de rassembler tous les protestants autour de lui contre Rome a échoué. La constitution d'Eglises nationales, en communion les unes avec les autres sans dépendre du magistère romain, est inséparable de la logique absolutiste telle qu'elle est conçue par Jacques Ier.


Le Parlement
A l'origine, le Parlement n'est pas une assemblée politique, mais une Cour
appelée à légiférer et à fixer l'impôt. Il est divisé en deux Chambres: la Chambre des Communes, et la Chambre des Lords. La Chambre des Communes est néanmoins la principale chambre du Parlement anglais.



Jacques Ier convoqua quatre fois le Parlement pendant son règne: en 1604-1610, en 1614, en 1621 et en 1624. Mais chaque fois la discussion se solda par un échec. Un dialogue de sourds présidait désormais aux relations entre la Couronne et ses parlementaires.

Jacques Ier s'éteint le 25 mars 1625.


Charles Ier (1625-1642)

Le conflit entre Charles Ier et "ses" Parlements permet une rapide périodisation du règne. De 1625 à 1629, trois Parlements successifs furent réunis sans apporter de solution durable aux problèmes fiscaux de l'Empire. De 1629 à 1640, Charles Ier gouverna sans Parlement. La Couronne
fut obligée d'utiliser toutes sortes d'expédients pour se maintenir à flot
financièrement. En 1640, Charles Ier fut contraint de convoquer deux
Parlements. L'engrenage conduisit à la guerre civile (1642) et à l'exécution du roi (1649).


La dialectique complexe entre centre et périphérie, les tensions entre l'Angleterre, l'Ecosse constituent l'origine immédiate de la révolution des années 1640. L'arrivée d'une dynastie écossaise sur le trône d'Angleterre aurait dû faciliter les relations entre les deux pays. Elle introduit en fait une dynamique contradictoire: une union des deux royaumes, mais des rivalités religieuses entre anglicanisme et presbytérianisme.


Anglicanisme
C'est un corps ecclésial chrétien épiscopal, dont l'identité est issue du XVIème siècle, en Angleterre, lorsque le roi Henri VIII a rompu avec le pape de Rome. L'Eglise anglicane se dit à la fois catholique et réformée. Elle ne se
considère pas comme protestante, mais plutôt comme catholique non romaine.


Presbytérianisme
Il rejette la hiérarchisation du clergé de l'Eglise catholique (prêtre, évêque,
cardinal…). Chaque communauté locale possède son propre conseil. Le
presbytérianisme apparaît pour la première fois avec Calvin à Genève. Il se développe par la suite au [color=White]XVIe[color:0c77=black:0c77] siècle en Écosse (avec John Knox), mais
aussi en France (avec les huguenots).




En 1606, Jacques Ier avait décidé de restaurer l'épiscopat en
Ecosse. En 1617, il vint en personne imposer sa politique religieuse,
accompagné de William LAUD (il est à l'origine d'un renforcement de l'épiscopat anglican). En 1633, c'est Charles Ier qui se déplaça en Ecosse,
toujours accompagné de Laud. Ce voyage a pour but le couronnement du fils de Jacques VI d'Ecosse à la cathédrale St Giles à Edimbourg, une occasion pour édicter la liturgie anglicane aux Ecossais. Une émeute éclata lorsqu'on tenta d'imposer une forme de culte inspiré du rituel anglican. La révolte écossaise se dote d'une charte, le covenant national, en 1638: il s'agit d'une véritable déclaration de guerre. C'est le prélude d'une révolution appelée à embraser l'ensemble des îles Britanniques.


Charles se voit contraint de convoquer le Parlement. Mais il est
rapidement dissous puisque ses membres en profitèrent pour faire entendre leur mécontentement de n'avoir pas été convoqués pendant onze ans: on parle de ce Parlement comme de Bref Parlement (Short Parliament). Les Ecossais profitent de l'occasion pour franchir la rivière Tweed qui sépare les deux royaumes, ce qui se solde par une victoire écossaise.
Le roi est encore obligé de traiter avec eux. Il est contraint de rassembler à
nouveau le Parlement pour pouvoir réunir l'argent demandé par les Ecossais. Ce Parlement ne sera dissous que sous Cromwell en 1653: on l'appelle le Long Parlement. Début janvier 1642, Charles Ier décrète l'arrestation de
six membres du Parlement, dont John Pym. Le roi se rend en personne auprès des Communes mais doit faire demi tour face au courroux des parlementaires. Devant la montée des tensions, Charles Ier s'éloigne de Londres pendant six mois.
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 0:50

ooooooh merci !
Ca ça va se retrouver dans plusieurs de mes partiels.
Vivement la partie 2 !
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Richter
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 0:54

Le seul truc que je connaisse de cette période, c'est qu'il y a les Whigs et les Tories...je me suis bouffé l'an dernier un cours sur la peinture anglaise du XVIIIème siècle et on a posé les bases historiques...enfin bref l'art moderne et moi, ça fait deux !! ^^
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 11:40

La deuxième partie viendra très vite. En fait, je fais mes fiches pour les concours à l'ordi car c'est plus simple pour partager avec mon partenaire de travail ! Du coup je vous ferez profiter de mes fiches au fur et à mesure que je les aurais créée !
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 11:42

Snake Void a écrit:
ooooooh merci !
Ca ça va se retrouver dans plusieurs de mes partiels.
Vivement la partie 2 !

Tu fais quoi, une license 1, c'est ça ? Tu as une UE de moderne ?
C'est sûr que dans ce cas ça pourra t'aider. D'ailleurs je projette de faire des fiches sur l'Espagne au 17ème siècle, et sur la France à la même période !
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 13:47

j'm'en branle de l'espagne. j'faisu ne license 1 mais d'Anglais, pas d'histoire de l'art ^^

J'ai déjà 1h30 d'espagnol/semaine ça me sufffit (heure 30 qu'on va passer à regarder des films de Santo et d'Almodovar)
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 7 Oct - 17:50

Suite et fin du topo sur l'Angleterre au 17ème siècle



La Révolution (1642-1649)

La révolution se perpétue en guerre civile (1642-1646). La première
bataille se passe à Edgehill le 23 octobre 1642.

Deuxième guerre civile en 1648.

Début janvier 1649, Charles Ier est mis en accusation par initiative parlementaire; une haute cour est constituée. Il est condamné à mort et est exécuté le 30 janvier 1649. On proclame alors la République (Commonwealth), Cromwell à sa tête.


De la République au
Protectorat (1649-1659)


De 1649 à 1651, Cromwell parvient à pacifier et à unir les îles Britanniques. En 1653, il dissout le Parlement. Une constitution est rédigée, pour mettre en place cette dictature militaire, où Cromwell est désigné comme Protector. Il fait cohabité les religions. Certes, on ne renonce pas à convoquer le Parlement, mais il ne reste jamais longtemps en place, car Cromwell n'a que moyennement confiance en lui. Les insurrections et les complots sont tous étouffés, et leurs dirigeants mis à mort. Pour la première et seule fois en Angleterre, des majors-généraux sont délégués dans les provinces pour y faire régner l'ordre.

Une nouvelle guerre contre l'Espagne fut engagée. Ayant besoin d'argent,
Cromwell se résout néanmoins à convoquer le Parlement, le 17 septembre 1656. Cette fois, les parlementaires sont mis sous une garde impressionnante. Il n'empêche qu'ils se déchaînent contre un Quaker, John NAYLER venu prêcher. Se voyant comme détenteur de l'ordre moral, le Parlement le condamne à un traitement dégradant (pilori, fer rouge, fouet…). Cromwell condamnera cette dérive. La question qui se pose alors consiste à se demander s'il faudrait en revenir à la royauté, à l'hérédité dynastique, garantes de légitimité, pour faire l'économie des violences partisanes qui couve toujours.


Les
quakers

Ce mouvement est un courant anglo-saxon protestantiste. Un quaker est membre du mouvement religieux connu sous le nom de Société religieuse des Amis. Il se caractérise par un rejet de tout dogmatisme, de toute forme de hiérarchisation religieuse ou de cérémonial rituel. Il n'y a pas de prêtre ni de pasteur. Chacun peut prendre la parole s'il se sent animé par l'Esprit de Dieu. Le Saint-Esprit est supposé présent toutes les fois que se réunissent plusieurs personnes au nom du Christ.



Le Parlement décide alors de proposer la Couronne à Cromwell, qui la décline après plusieurs jours de réflexion. Il accepte néanmoins l'Humble pétition qui lui confie la magistrature suprême.
Le 4 février 1658, il dissout le dernier Parlement de son règne. Mais Cromwell s'éteint le 3 septembre 1658. Son fils Richard lui succède, mais en mai 1659, le Protectorat s'effondre. Le pays connaît alors une nouvelle vague de fièvre radicale. Après une période d'anarchie, le général MONCK, gouverneur d'Ecosse, cherche à rétablir la monarchie. Il marche sur Londres avec son armée, il convoque les survivants du Long Parlement, qui appelle Charles II, le fils aîné de Charles Ier et de Henriette-Marie, au trône. Il débarque à Douvres le 25 mai 1660. En effet, il avait quitté l'Angleterre et s'était réfugié chez son oncle Guillaume II d'Orange. La révolution est terminée, et l'Angleterre ne renouvellera plus jamais l'expérience.


De la Restauration à la Glorieuse Révolution
(1660-1688)


La Restauration a échoué: elle n'a pas accouché d'une société réconciliée. Nous avons là une société qui cultive la liberté de propos, autant que le libertinage. Charles II (1660-1685), lui-même, est tout le contraire d'un puritain. On rouvre les théâtres, on parle politique dans les cafés… Le puritain est devenu un personnage ridicule. La Restauration n'a pas su éviter les épurations; elle maintient malgré tout une société divisée. L'intolérance du Parlement est manifeste malgré l'"indulgence" de Charles II. Le problème de cette restauration, c'est que le roi, pour avoir de l'argent, et pour les grandes affaires, a besoin du Parlement. Or le Parlement est de la nature du peuple, qui n'est pas toujours du même avis, et du climat, qui est fort changeant.

Edward HYDE, premier comte de Clarendon, parait par son existence même incarner les aspects sérieux d'un régime qui l'est si peu. Anglican convaincu, qui a tôt dénoncé les excès du puritanisme, note avec perspicacité les impasses de la politique d'ouverture souhaitée par le roi. Le crédit dont il jouissait, son intolérance et quelques mesures impopulaires telles que la vente de Dunkerque à Louis XIV, lui firent beaucoup d'ennemis. Le roi, importuné de sa vertu rigide et des plaintes dont il était l'objet, le dépouilla de toutes ses places, et le Parlement le bannit à perpétuité.

Le nouveau gouvernement qui succède à Clarendon est désigné par le terme de CABAL, terme obtenu en additionnant les initiales des noms de famille des principaux ministres: Clifford, Arlington, Buckingham, Ashley, Lauderdale. Un traité fut conclu pour confirmer l'alliance franco-anglaise, qui unit Louis XIV et Charles II. Le Parlement de 1679, avant sa dissolution, a réussi à faire passer l'Acte garantissant les libertés des sujets et interdisant l'emprisonnement d'outre-mer, connu sous le nom d'Habeas Corpus. Il s'agit de ne pas détenir de façon arbitraire le corps de la personne du moindre sujet de Sa Majesté.

La société anglaise est encore en pleine période de troubles. Ceux des années 1179-1681 ont permis l'éclosion des partis politiques. Tories et Whigs sont en effet les ancêtres des Conservateurs et des Libéraux. Les Tories respectent la prérogative du roi et considèrent comme des régicides potentiels leurs adversaires whigs. La traque des Whigs s'étend à leurs idées politiques. L'université d'Oxford condamne les thèses selon lesquelles tout pouvoir vient du peuple / un pacte lie le roi à ses sujets / la souveraineté est exercée par le roi, les Lords et les Communes.

Charles II s'éteint le 6 février 1685 après s'être converti à l'Eglise catholique romaine. Son successeur est son frère Jacques II, catholique. D'ailleurs, le Parlement, convoqué dès le moi de mai 1685, laisse éclater en novembre ses préventions contre le catholicisme.
En parallèle, en France, Louis XIV révoque l'édit de Nantes, ce qui a pour
conséquence de précipiter des milliers de huguenots sur les chemins de l'exil, ainsi que de ternir l'image du catholicisme. Jacques II souhaite ne pas
apparaître comme un persécuteur, et abolir des lois discriminatoires en place contre les catholiques. Il fait dans ce sens deux déclarations d'indulgence en avril 1687 et avril 1688, où il dispense ses sujets catholiques de l'assistance au culte anglican. Cela ne plaît pas du tout au clergé anglican.

Le 30 juin, on supplie Guillaume d'Orange d'intervenir.


La Glorieuse Révolution et le règne de Guillaume III (1688-1702)

La révolution de 1688-1689, ou "Glorieuse" Révolution, a longtemps constitué un mythe national. MACAULAY, historien et homme d'Etat
britannique du XIXème siècle, la dépeint en noir et blanc: Jacques
II y tient le rôle du méchant, ami du catholicisme romain, de l'absolutisme
politique, du pouvoir français comme de la papauté, et ennemi des protestants; le prince d'Orange, champion généreux du protestantisme, du régime parlementaire et de la liberté politique, en est le héros. Cette interprétation ne sera réellement contestée qu'à partir des années 1970. Certains historiens spécialistes de l'armée et de la diplomatie voient alors dans la Révolution une conquête de Guillaume d'Orange. D'autres, en particulier John MILLER, montrent un Jacques II favorable à la liberté religieuse pour les dissidents protestants, les Juifs et les catholiques romains. Cette Révolution peut également être interprétée comme une réaction conservatrice contre un roi révolutionnaire. En effet, Jacques II s'est aliéné de nombreux soutiens naturels de la Couronne en contestant le monopole de l'Eglise anglicane en matière religieuse et publique.

Guillaume d'Orange débarque à Torbay, dans le Devon, le 5 novembre 1688.
En parallèle, Jacques II, malade, se voit abandonné par ses proches. Il est
avant tout soucieux d'éviter une guerre civile. Il s'exile en France, comptant
sur la générosité de Louis XIV. De la nuance s'impose car il y eut quand même quelques conflits, notamment entre des troupes royalistes fidèles à Jacques II et les troupes de Guillaume.

La majorité de la Chambre des Lords s'oppose à ce que l'on offre la Couronne à Guillaume. En février 1689, les Communes, à majorité whigs, prennent l'initiative d'une motion stipulant que Jacques II a rompu le traité qui le liait à ses peuples. Il aurait abdiqué et laissé le trône vacant. Peu désireux de rompre complètement la succession héréditaire, quelques Tories suggèrent que le prince d'Orange assure la régence du royaume. Un autre groupe propose que sa femme Marie, fille de Jacques II, devienne reine. Mais Guillaume veut la Couronne. Finalement le Parlement constate que Jacques II ayant abdiqué, la Couronne doit être offert conjointement à Guillaume et Marie. Le Parlement souhaite néanmoins obtenir le
plus de concessions possibles. La Couronne est offerte sans condition, mais s'accompagne d'une Déclaration des droits. Ce texte célèbre devient loi du royaume sous le nom de Bill of Rights. La suprématie législative du Parlement est ainsi clairement affirmée. Les Whigs sont largement
responsables du Bill of Rights.

En refusant d'allouer au roi des revenus à vie, et en votant au contraire des revenus chaque année, le Parlement s'assure des sessions annuelles, et devient le centre de la vie nationale.

L'entrée en guerre contre la France constitue l'autre changement majeur qu'introduit la Révolution. Les combats font de l'Angleterre une grande puissance et transforment l'économie.
Puis guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) et guerre de la succession d'Espagne (1702-1713).

Entre 1196 et 1198, des complots pour restaurer Jacques II se fomentent.

Guillaume III meurt le 8 mars 1702
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Jeu 11 Mar - 20:55

Vraiment géniale tes fiches moi je suis en 3e année d'histoire avec un cours sur les révolution anglaises au 17e par pur hasard tu n'aurais rien de précis sur les relations entre anglais et écossais au 17e s c'est mon sujet de td hors le sujet est assez large ^^
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Salem
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Ven 12 Mar - 2:55

Je doute que tu obtiennes une réponse, la personne qui avait fait ces fiches n'est plus inscrite sur le forum... Wink
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Richter
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Ven 12 Mar - 17:25

Exact, Nono ne fait plus partie du forum...
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 16 Mai - 14:36

Cet article est génial mais est ce qu'on pourra avoir un article sur les conditions politiques dont lesquelles se trouve l'Angleterre du fin de 16éme siécle jusqu'au début du 17 éme sciécle
je prépare ma thése de doctorat sur la compaghie anglaise des indes orientales.
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 16 Mai - 15:08

une autre chose ,il est indispensable pour moi ,d'avoir la bibliographie sur laquelle vous êtes basés dans ses fiches .
Merci encore une fois pour l'article
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florentestbeau
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 16 Mai - 17:45

Salem a écrit:
Je doute que tu obtiennes une réponse, la personne qui avait fait ces fiches n'est plus inscrite sur le forum... Wink


study
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 16 Mai - 19:05

A C vrai je viens d'apercevoir ça , mais est ce qu'il ya un membre du Forum qui peut m'aider par un article sur les conditions politiques de l'Angleterre au 16/17 siécle avec la bibliographie de l'aticle , meci florentestbeau
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Lipidiwipii
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Dim 16 Mai - 23:49

Si tu fais ta thèse sur l'East India compagny, je dois avoir qq bibliographies sur le sujet, je te l'envoie dès que je remets la main dessus
En voici un mais que tu connais surement déjà
J.Keay, The honourable compagny, a history of the english EIC, Macmillan, Londres, 1994.
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   Mer 19 Mai - 12:11

merci infiniment Lipidiwipii,
j'attenderai avec impatience la bibliographies.
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MessageSujet: Re: L'Angleterre au 17ème siècle   

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L'Angleterre au 17ème siècle
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