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 Les femmes des années folles

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Dandy
Invité



MessageSujet: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 18:54

Les garçonnes ou les premières femmes en pantalon.

Introduction

Moins de cent ans avant le mouvement des hommes en Jupes, il y eut les femmes en pantalon.... Cet article rend hommage à ces femmes pionnières qui ont eu le courage de faire face à l'homophobie, aux moqueries, à la désapprobation de la société durant la décennie 1920-1930 en portant le pantalon. En adoptant l'habit des hommes, elles ont été les précurseurs du mouvement d'émancipation et de libéralisation des femmes.


Pose calculée ou instant saisi par le photographe ?
"la garçonne à la voiture".

La garçonne.
point Symbole par excellence des Années folles, la garçonne, avec ses cheveux coupés, ses robes raccourcies, sa silhouette tubulaire est une figure de mode androgyne qui hésite entre masculinisation et invention d'une nouvelle féminité. Elle incarne, de manière ambigüe, l'émancipation des femmes. Les adversaires à cette émancipation ne manquèrent pas d'assimiler les garçonnes aux lesbiennes, utilisant ainsi l'homophobie contre les femmes. Ainsi, dès 1889, on estime que l'on peut presque toujours suspecter une homosexualité chez les femmes qui portent les cheveux courts ou qui s'habillent comme des hommes ou qui pratiquent les sports ou les passe-temps de leur entourage masculin. Le marquage du sexe par le vêtement est en effet à cette époque un trait culturel fondamental. Il assigne chaque sexe à sa place dans toutes les manifestations de la vie sociale. Pourtant, dans ce siècle marqué par la domination masculine, adopter l'habit des hommes est un geste d'affranchissement. Ainsi des femmes bravent les sarcasmes et deviennent des modèles pour les femmes éprises de liberté: Rosa Bonheur, George Sand, l'exploratrice Jane Dieulafoy ou encore l'écrivaine Rachilde portent l'habit masculin.


Coupe courte et au carré dite précisément "à la garçonne"
Louise Brooks.

point En 1920, la coupe courte et au carré dite précisément "à la garçonne" tient le haut du pavé tandis que le cinéma inaugure la carrière légendaire de star comme Louise Brooks. Les opposants à l'émancipation des femmes font courir la rumeur que les coupes courtes provoquent des calvities, ou, au contraire, activent la pilosité du visage... Mais une nouvelle féminité s'invente alors: Le cou et la nuque dégagés mettent en valeur de grandes boucles d'oreilles. Sur les bras dénudés scintillent de nombreux bracelets rigides, serrés "à l'esclave" tandis que le mouvement du corps est souligné par de nombreux bijoux fantaisie et broches...


La nouvelle féminité: la nuque dégagée met en valeur de grands colliers
Louise Brooks.

L'apparition du pantalon

point En 1924, les Jupes sont "courtes" : en moyenne à 26 cm du sol. En 1925, elles sont à 30 ou 35 cm du sol. En 1926, elles sont à 40 cm puis rallongent progressivement jusque 1930 où elles se stabiliseront à 30 ou 32 cm du sol. Mais avec la garçonne, la garde-robe masculine entre dans le vestiaire féminin. Il ne s'agit pas d'excentricité vestimentaire mais s'inscrit dans un progrès du féminisme. L'égalité des sexes apparaît d'abord comme une négation de la féminité et comme une volonté d'imiter les hommes. Le pantalon, emblème de la virilité occidentale apparaît à la fin des années vingt dans la garde-robe féminine même s'il est déja porté dès 1920 pour le ski, l'équitation, la chasse ou le golf. Il existe également sous forme de pyjama de soie pour remplacer la robe d'intérieur dès 1924. A l'écart des changements, la campagne restera longtemps fidèle à ses traditions vestimentaires et à ses costumes régionaux. Ainsi, longtemps, certains curés refuseront la communion aux jeunes filles en pantalon. L'école laïque ne se montrera guère plus tolérante en interdisant le pantalon jusque la fin des années soixante, sauf pendant les rigueurs hivernales, à condition qu'il soit porté sous la Jupe. En 1930, le droit des femmes de s'habiller en homme est même débattu devant les tribunaux. Ainsi, Violette Morris, entraîneuse de la Fédération féminine sportive de France porte plainte car sa fédération lui a retiré sa licence en raison de sa tenue jugée trop masculine. A 37 ans, elle porte des cheveux coupés très courts, le pantalon et veston avec cravate. Elle sera même accusée par la rumeur d'avoir supprimer sa poitrine trop proéminente pour conduire sa voiture... Elle sera déboutée devant le tribunal qui déclarera que "porter un pantalon n'étant pas d'un usage admis pour les femmes, la fédération féminine sportive de France avait parfaitement le droit de l'interdire"...


L'actrice Charlotte Andler en 1929.
Veston, pantalon, chemise, noeud papillon, gants.
La garde-robe masculine entre dans le vestiaire féminin.

point Néanmoins, ces femmes courageuses triompheront des divergences esthétiques, morales et politiques pour entrer dans les moeurs et ouvrir ainsi la voie de la femme moderne telle que nous la connaissons aujourd'hui.


Encore la coupe courte et au carré "à la garçonne"
Louise Brooks.

source : jupe.be
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Christine Bard, Les Garçonnes. Modes et fantasmes des Années folles, Paris, Flammarion, 1998, 159 p.
Carolyn J. DEAN
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Texte intégral

Christine Bard, avec Les Garçonnes, propose un fougueux antidote à la remarquable capacité du patriarcat à convertir la rébellion féminine en un reflet de son propre désir ou anxiété. Dans une analyse extrêmement précise de la garçonne, l'auteur montre combien cette figure est essentiellement une métaphore de la dissolution des mœurs. La garçonne rejette la féminité traditionnelle, s'attirant la colère de ceux qu'inquiète la dépopulation. Son corps échappe aux bornes érigées par les conventions sociales et sa sexualité fluide symbolise volontiers d'autres fluidités : mélange racial, cosmopolitisme, mixité sociale. De plus, elle « cristallise les perceptions contradictoires d'une identité féminine en pleine évolution » (p. 91). Christine Bard insiste sur les multiples facettes de la garçonne et souligne la dimension positive que revêt cette figure, en particulier aux yeux des lesbiennes. Son développement sur l'homosexualité féminine constitue la partie la plus importante du livre et apporte une précieuse contribution à l'histoire du lesbianisme dans la France moderne ­ champ de recherche encore presque en friche. Ce développement est si nuancé qu'il tranche quelque peu avec la lecture plus pessimiste de l'image de la garçonne comme fantasme masculin que l'on trouve dans le reste de l'ouvrage. Comment réconcilier les récentes et subtiles analyses sur les origines patriarcales de la garçonne (et la prééminence du style sur le fond, du consumérisme sur la politique) avec son importance pour les lesbiennes ? C'est la question, fondamentale, que soulève Christine Bard sans y répondre ­ chose impossible dans les limites de ce petit livre.
Pour citer cet article
Carolyn J. DEAN, « Christine Bard, Les Garçonnes. Modes et fantasmes des Années folles, Paris, Flammarion, 1998, 159 p. », Clio, numéro 10/1999, Femmes travesties : un "mauvais" genre, [En ligne], mis en ligne le 20 mars 2003. URL : http://clio.revues.org/document270.html. Consulté le 27 septembre 2007.

source : clio.revues
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Les garçonnes : la naissance de la femme du XXe siècle

Évocation des Années folles en archives, un documentaire émouvant sur l’arrivée des femmes anglaises sur la scène publique, économique et civique.

Pendant la Première Guerre mondiale, les femmes se sont mises au travail pour remplacer les hommes partis au front – dont beaucoup ne revinrent pas. Nombre d’entre elles durent continuer à s’assumer seules. C’est le début d’un mouvement irréversible qui engendre l’apparition de la première génération de femmes modernes. Elles portent désormais des jupes courtes et des robes échancrées, se coupent les cheveux, fument, conduisent, gagnent leur vie… Se rebellant contre les traditions du passé, elles se montrent et affichent leur sexualité en toute liberté. Des pistes de charleston aux manifestations des suffragettes en passant par les séances de fitness de l’époque (délicieuses !), l’industrie du cinéma et les figures mythiques, ce film évoque les Années folles à travers l’émancipation des femmes.


slove

source : arte
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Suffragette

Les suffragettes est le nom donné à un mouvement féministe qui se développa au Royaume-Uni au début du XXe siècle. Le terme provient du mot suffrage, qui désigne le droit de vote. Ses membres revendiquaient l'élargissement du droit de vote aux femmes. Le mouvement, né en 1865, prit une forme militante entre 1903 et 1917. En 1918, les Britanniques obtinrent le droit de vote à partir de 30 ans (les hommes pouvaient, eux, voter dès 21 ans). L'égalité fut rétablie dix ans plus tard : en 1928 les femmes furent autorisées à voter dès 21 ans.


Suffragettes menant un piquet le long des grilles de Buckingham Palace, janvier 1917.

Suffragettes brandissant à New York des pancartes demandant au Président Wilson de favoriser le vote des femmes, en 1916, en pleine Première Guerre mondiale
Suffragettes brandissant à New York des pancartes demandant au Président Wilson de favoriser le vote des femmes, en 1916, en pleine Première Guerre mondiale

Avant la Première Guerre mondiale, les femmes étaient généralement considérées comme intellectuellement inférieures, voire ne pouvant pas penser par elles-mêmes. Il paraissait donc évident qu'elles ne pouvaient prétendre aux mêmes droits que les hommes. Les affaires politiques étaient considérées comme hors de portée de l'esprit féminin et il n'était donc pas question que les femmes puissent voter.

En 1897, Millicent Fawcett fonda l'Union nationale pour le suffrage féminin (National Union of Women's Suffrage) pour obtenir le droit de vote pour les femmes. Espérant y parvenir par des moyens pacifiques, Fawcett donna des arguments pour convaincre les hommes, seuls à avoir le pouvoir de donner le droit de vote aux femmes. Elle mit en évidence par exemple que les femmes devaient obéir aux lois et donc devraient avoir le droit de participer à leur création.

En 1903, Emmeline Pankhurst fonda l'Union sociale et politique féminine (Women's Social and Political Union, WSPU) et avec ses deux filles Christabel et Sylvia ainsi qu'un groupe de femmes britanniques rapidement nommées suffragettes, commença une bataille plus violente pour obtenir l'égalité entre hommes et femmes.
En 1905, Christabel et Annie Kenney furent arrêtées pour avoir crié des slogans en faveur du vote féminin lors d'une réunion politique du Parti Libéral. Elles choisirent l'incarcération au lieu de payer une amende. Ce fut le début d'une suite d'arrestations suscitant la sympathie du public pour les suffragettes. Celles-ci se mirent à brûler des institutions symboles de la suprématie masculine qu'elles combattaient : une église ou un terrain de golf réservé aux hommes par exemple. Des grèves de la faim suivirent dans les prisons. La police tenta de les obliger à manger, mais cela ne les arrêtait guère. Le gouvernement répondit sans succès avec la loi dite « Chat et Souris » (Cat and Mouse Act, officiellement The Prisoners (Temporary Discharge for Ill Health) Act 1913) : quand une gréviste était trop faible, elle était relâchée puis réincarcérée une fois sa vie hors de danger.

Les suffragettes eurent ce qu'elles considérèrent comme leur première martyre en 1913 quand Emily Davison fut mortellement blessée en tentant d'arrêter le cheval du roi Édouard VII, qui participait à un derby.

Durant la Première Guerre mondiale, d'importantes pénuries de main-d'œuvre masculine apparurent et les femmes durent occuper des emplois traditionnellement masculins. Cela provoqua dans les esprits de nombreuses remises en questions sur les capacités des femmes. La guerre causa une rupture au sein du mouvement des suffragettes. D'une part, le courant dominant représenté par le WSPU d'Emmeline et Christabel Pankhurst appela à un "cesser-le-feu" dans leur campagne tant que durait la guerre et d'autre part, des suffragettes plus radicales, représentées par le Women's Suffrage Federation de Sylvia Pankhurst, appelèrent à la poursuite des hostilités.

En 1918, le Parlement du Royaume-Uni vota une loi (the Representation of the People Act 1918) accordant le droit de vote au femmes de plus de 30 ans propriétaires terriennes ou locataires ayant un loyer annuel supérieur à 5£ ou dont le conjoint l'est ainsi que les diplômées d'universités britanniques. Elles obtinrent en 1928 leur statut d'électrice selon les mêmes termes que les hommes.

Le Royaume-Uni fut le huitième pays à avoir donné le droit de vote aux femmes, les trois premiers étant la Nouvelle-Zélande (1893), l'Australie (1902) et la Finlande (1906). Les États-Unis, sur le plan fédéral, l'adoptent en 1919 . En France, les femmes n'eurent ce droit qu'en 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Suffrage parade, New York City, 6 mai 1912


Suffragettes brandissant à New York des pancartes demandant au Président Wilson de favoriser le vote des femmes, en 1916, en pleine Première Guerre mondiale

source : wikipedia


Dernière édition par le Jeu 27 Sep - 20:00, édité 1 fois
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Dandy
Invité



MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 18:55

Au delà du droit de vote des femmes

Des recherches menées dans les années 1980 ont mis en lumière la diversité des efforts de réflexion et la combativité de cette société, souvent jugée trop modérée pour être efficace : elle a en fait connu une tendance active qui a cherché à associer le combat social et le combat politique, à convaincre syndicats et mouvement travailliste en plein essor de coopérer à une démarche égalitaire n’excluant pas d’autres aspects de la sujétion des femmes, en matière d’emploi et de salaires ; cette aile "radicale" devient même, dans les années 1920 et 1930, le noyau d’un "néo-féminisme" dont les combats concernent autant le droit à la "propriété de son corps", à la régulation des naissances, voire à l’avortement, que le perfectionnement de l’égalité civique proprement dite.

Mais on a alors changé d’époque et le terme de "suffragettes" a épuisé son contenu. Il importe de restreindre son emploi aux premières décennies du XX°s.

source : 8mars.online.fr
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Les suffragettes américaines célèbrent leur victoire 1920



Les américaines obtiennent le droit de vote dans tous les états. Le premier état au monde à accorder le droit de vote aux femmes fut le Wyoming, état du Far West, en 1869. Onze autres états suivirent avant 1914.

Au Canada aussi les femmes font leur entrée en politique.

En France : loi autorisant les femmes à adhérer à un syndicat sans la permission de leurs maris.

source : 8mars.online.fr
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L’internationale socialiste des femmes se restructure
8 mars 1925

Après la première guerre mondiale, le mouvement de l’Internationale socialiste des femmes se restructure. En 1925, Edith Kemmis pris en charge le Secrétariat des femmes à Zurich, sous la conduite de Friedrich Adler, Secrétaire de l’Internationale socialiste et ouvrière, qui appuya vaillament la cause des femmes.

« Aucun grand mouvement d’opprimés, dans l’histoire de l’humanité, ne s’est deroulé sans la participation des femmes travailleuses. Les femmes travailleuses, les plus opprimées de tous les opprimés, ne sont jamais restées et ne pouvaient rester à l’écart de la grande route du mouvement libérateur.
Le mouvement libérateur des esclaves a, comme on le sait, poussé en avant des centaines et des milliers de grandes martyres et d’héroïnes. Dans les rangs des lutteurs pour la libération des serfs, il y avait des dizaines de milliers de femmes travailleuses.
Il n’est pas étonnant que le mouvement révolutionnaire de la classe ouvrière, le plus puissant de tous les mouvements libérateurs des masses opprimées, ait attiré sous son étendard des millions de femmes travailleuses. »
(Staline, article paru dans La Pravda le 8 mars 1925)

source : 8mars.online.fr
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L’UFCS veut rendre les femmes autonomes et solidaires

En 1925, on se contente d’appeler les femmes à lutter contre le colonialisme et en 1932-33, contre le fascisme.

Andrée Butillard crée l’Union Féminine Civique et Sociale, mouvement catholique et social ayant pour devise : Rendre les femmes autonomes et solidaires.
Celle-ci a l’intuition, qu’à côté des associations existant à cette époque, il y a la place pour un mouvement qui s’attacherait, à la fois, à défendre les droits de la femme et à travailler en faveur de l’amélioration des conditions de vie pour tous dans la famille, la vie professionnelle, la cité. L’UFCS inclue, dans toutes ses actions, une dimension européenne et internationale, ce qui était alors très novateur.
L’UFCS agit, depuis 1925, avec et auprès des femmes, pour un monde plus équitable.

source : 8mars.online.fr
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Des femmes se présentent aux élections municipales
Des candidates communistes se présentent en France aux élections municipales. Leur démarche est invalidée car les femmes ne sont pas éligibles.

Le 7 avril 1925, la Chambre des députés adopte, par 389 voix contre 140, une proposition de loi instaurant le vote des femmes lors des élections municipales et cantonales.

En mai, profitant d’une lacune dans la réglementation, le Parti Communiste place des femmes en position éligible sur ses listes pour les élections municipales en banlieue parisienne. Les élues siègeront effectivement jusqu’à l’annulation de leur élection par les tribunaux.

source : 8mars.online.fr
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Andrée Butillard
Fondatrice de l’UFCS 1925



Andrée Butillard est une pionnière du féminisme, qui a fondé l’UFCS : Union Féminine Civique et Sociale. Elle eut l’intuition et la volonté de créer un mouvement qui s’attache, à la fois, à défendre les droits de la femme et à travailler à améliorer les conditions de vie pour tous dans la famille et la vie professionnelle.

Elle met en place la publication d’un périodique « La Femme dans la Vie Sociale », qui dès ses premiers numéros, présentera les caractéristiques du mouvement : grouper des femmes de tous milieux sociaux ; assurer la compétence indispensable ; implanter des sections à travers toute la France ; spécialiser des "commissions de travail" ; aboutir à une action sur les institutions.

Grâce à son extraordinaire pouvoir de persuasion, elle permet à l’UFCS, qu’elle dirigea jusqu’à sa mort en 1955, d’intervenir auprès des législateurs pour réformer les régimes matrimoniaux, de conquérir le droit de vote pour les femmes, de développer le droit à la formation, et d’être reconnue comme "organisation de consommation".

Quelques décennies sont passées depuis la fondation de l’Union Féminine Civique et Sociale |1| par mademoiselle Butillard : fière de sa fondatrice, l’association fête ses 80 années d’existence !

1. L’Union Féminine Civique et Sociale agit, depuis 1925, avec et auprès des femmes, pour un monde plus équitable. Ses thèmes de prédilection : civisme, citoyenneté, défense et responsabilisation du consommateur, insertion sociale et professionnelle... L’UFCS accompagne toutes les actions pour le respect et le développement des droits des femmes.

source : 8mars.online.fr
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Etats généraux du féminisme à Paris 1929

Les Etats généraux du féminisme se tiennent en février 1929 à Paris. Cécile Brunschvicg, de l’UFSF (Union française pour le suffrage des femmes), y participe activement.

Mai : meeting féministe à Paris, salle Wagram, destiné à presser le Sénat de ratifier la proposition de loi en faveur du vote des femmes précédemment adopté par la Chambre des députés. Les Françaises devront attendre 1944.

source : 8mars.online.fr
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1920
France - Marguerite Long - 1ère professeur d'enseignement supérieur au Conservatoire et obtiendra la légion d'honneur en 1921 et sera promu à l'ordre des commandeurs en 1938.

France - Marie Buffet - 1ère ingénieur de l'école centrale (Puis quatre femmes en 1921)

France - Liberté - Depuis 1920, une femme mariée peut adhérer à un syndicat sans demander l'autorisation à son marie. Le saviez vous ?

1921
Belgique - Anna de Noailles 1ère élue à l'Académie royale de langue et littérature françaises. Anna de Noailles est de nationalités Française.

Canada - Agnes McPhail - 1ère député. Institutrice et suffragiste elle conservera son siège jusqu'en 1940.

Canada - Mary Ellen Smith - 1ère premier ministre et également de tout l'empire britannique.

Irlande - Frances Kyle - 1ère Avocate.

Pologne - Droit de vote - La constitution garantit définitivement aux femmes droit de vote, éligibilité et accès aux hautes fonctions publiques. Les femmes mariées obtiennent les doits juridiques, jusqu'ici réservés aux célibataires.

1922
France - Marie Curie - 1ère élue à l'académie de médecine.

Grande-Bretagne - Ivy Williams - 1ère inscrite au barreau mais n'exercera pas en tant qu'avocate et continuera à enseigner le droit à Oxford.

1923
France - Mme Condat - 1ère agrégée de médecine (faculté de Toulouse)

Grande-Bretagne - Betty Tanner - 1ère Jockey

1924
États-unis - Nellie Tayloe - 1ère femme gouverneur d'un état. (Wyoming) avec Miriam Fergusson (Texas)

Danemark - Nina Bang - 1ère femme ministre (Instruction publique)

1925
États-unis - Ethel Leginska - 1ère femme à diriger un orchestre important. Pianiste, elle dirigera le New York Symphony Orchestra.

France Droit de vote Les députés votent le droit aux votes des femmes - Cela sera repoussé par les sénateurs !

1926
États-unis - Bertha Landes - 1ère femme maire d'une grande ville. (Seattle)

1927
France - Mme Odier Dolfus - 1ère chef de clinique titulaire

1929
Grande-Bretagne - Magaret Bondfield - 1ère femme ministre au gouvernement - Travailliste

1930
France - Thérese Bertrand-Fontaine - 1ère médecin des hôpitaux de Paris.

France - Jeanne Miquel - 1ère Femme reçue à l'école Vétérinaire (reçu en 1934)

France - Jacqueline David - 1ère Lauréat femme du concours général (Élève au lycée Molière de Paris)

France - Miss France - La plus célèbre des Miss France qui devient la Begum en épousant l'Agha Khan.

États-unis - Ellen Church - Devient la première hôtesse de l'air de l'aviation commerciale. Infirmière de son état l'objectif était de désangoisser les passagers. A l'époque il n'y avait que des stewards. En Europe il faudra attendre 1934 chez Swissair qui embauche Nelly Diener. Chez Air France les premier recrutement commenceront en 1943.

France - Germaine Beaumont - 1ère femme à recevoir le prix Renaudot pour son roman Piège.

France - Greta Garbo - Quand après 10 minutes d'un film muet (Anna Christie, le film de Clarence Brown), Greta Garbo se met véritablement à parler c'est un événement considérable: le cinéma parlant.

source : journeedelafemme.com
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 19:12

http://fr.youtube.com/watch?v=41y1NOSJfTQ
c'est pas la bonne date mais bon...
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 19:22

alala!!! tougi c'est trop gentil!!!!!! c'est super sympa d'avoir fait ca!! flower

j'avais vu le 1er et le dernier site que tu as mis mais pas les autres, merci pour toutes ces informations!!!!

c'est très sympa de m'aider!
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Gilles de Rais
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 20:26

Bravo Tougbouki j'ai lu avec attention ton sujet et c'est très intéressant.
J'ai ne reviens pas sur ce que j'ai dit plus haut mais ton post éclaire le sujet sur un aspect qui -bien que restant relativement minoritaire à mon avis- doit être abordé.
Lipi. Quand tu auras ton exposé pourras-tu nous dire quel a été ton propos et ce que t'a dit ton prof ce sera intéressant je pense.
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Richter
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Jeu 27 Sep - 22:58

Louise Brooks........yahooooooooooo !!

Côté artiste-peintre, il ne faut pas oublier Tamara de Lempicka !!

Les peintures de Tamara de Lempicka frisent régulièrement le scandale : ses personnages féminins sont souvent garçonnes, ses ambiances parfois équivoques. Elle est un oiseau de nuit fréquentant assidûment les cabarets parisiens où elle joue le rôle d'une femme fatale en grand apparat. Cette grande mondaine est en fait une grande mystique à la double personnalité et à la double vie.

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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Ven 9 Nov - 14:19

Je sais pas si c'est très interessant pour tout le monde.. mais snake comme tu le voulais!
(hum "La longueur de votre message dépasse la limite autorisée." je vais donc le faire en deux temps!)

La femme n'a jamais eu de vraie liberté. Elles passent du statut de fille sous la garde de son père, à celle de femme sous son mari. Les féministes du début du siècle dernier réclament l'égalité des droits civiques mais aussi civils et demandent la réforme du Code civil de 1804 qui fait de la femme mariée une mineure, à l'instar des enfants et des fous. Elles n'ont aucun droit sur les biens du ménage ou sur leurs propres enfants. Napoléon disait "La femme appartient à l'homme comme l'arbre au jardinier".
De tout temps, les femmes ont participé activement aux différents travaux nécessaires à leur vie et à celle de leur entourage, même si les hommes ont largement dominé la société européenne en terme de pouvoir, de métiers et de tâches. La fonction de la femme restait la maternité et les activités ménagères au sein du mariage, l’éducation des enfants se trouvant au centre de leur activité. De plus la religion et les coutumes ne l’encourageaient pas à poursuivre une vie professionnelle. Le modèle de société patriarcale les cantonna trop souvent dans des travaux agricoles et domestiques au sein de la famille ou en placement à l’extérieur en tant qu’employées de maison ou chargées de corvées.
Dans leur luttes pour plus de libertés, les femmes ont connus des progrès puis des régressions mais c'est réellement durant la première GM que les plus grands changements ont eu lieu. Du jour au lendemain, alors que tous les hommes étaient mobilisés, elles ont du prendre en main leur vie et leurs nouvelles responsabilités.
Dès lors, assiste-t-on, dans les années 1920, à une renaissance et une reconnaissance des femmes?


I. Les prémices d'une émancipation politique
A. Le travail, un facteur de cette émancipation

Déjà avant la guerre un certain nombre de femmes travaillaient dans des usines, des ateliers ou des bureaux mais aucune n'avait de postes très importants. Ce qui change avec la guerre, c'est qu'il faut remplacer les milliers d'hommes partis, et que un très grand nombre de femmes se sont mises au travail, elles vont se retrouver à confectionner des colis pour les soldats mais aussi dans les usines, ou elles sont majoritaires, d'armes (les munitionnettes), car le besoin d’armement est énorme, à donner des soins, à conduire les tramways, les métros ou des ambulances, bref elles font différéntes activités. Les commerçantes ont déjà l’habitude de remplacer leur époux dans le magasin mais cette fois elles gèrent tout toutes seules, et cela tout en continuant de s’occuper des enfants et de s’inquiéter pour les hommes au front. Dans les campagnes, la paysanne doit aussi faire face aux travaux de la ferme, elle dirige tout. En devant prendre à chaque instant des décisions importantes ou à devoir faire preuve d'autorité, les femmes se découvrent vraiment et prennent confiances en elles.

Cependant, après quatre ans de guerres, les hommes reviennent dans leur foyer. Déjà lorsqu’ils étaient au front, les échos des changements de mentalités des femmes par rapport au travail et à leur place dans la société et la famille leur parviennent à travers des articles de journaux de combattants. Les poilus rentrent chez eux et la femme émancipée ne leur plait pas. Ils souhaitent retrouver la « douceur féminine », leur vie d'antan et leur femmes à leur place après toutes les horreurs de la guerre et des tranchées. Mais certaines de ces femmes ne veulent pas; elles refusent clairement de renoncer ce à quoi elles ont goûté. Elles commencent à concilier vie de famille et vie professionnelle. Cependant le gouvernement aussi pousse les femmes a retourner à leur rôle traditionnel. Pour une autre raison, la guerre a saigné la France à blanc et les femmes doivent avant tout faire des enfants, redresser une natalité qui est à l'époque la plus basse du monde. Ces anciennes travailleuses doivent repeupler la France.
Les hommes craignent maintenant de toujours devoir affronter leurs épouses dans le monde du travail ou sur le plan politique. Car la femme a pu prouver qu'elle était capable de gagner son salaire et d'en disposer comme elle l'entendait durant la guerre et d'être aussi chef de famille. C'est le début d'un mouvement irréversible qui engendre l'apparition de la première génération de femmes modernes.

B. "Les femmes votent partout, elles ne votent pas en France, pourquoi?"

Les suffragettes est le nom donné à un mouvement féministe qui se développa au Royaume-Uni au début du XXe siècle. Le terme provient du mot suffrage, qui désigne le droit de vote. Ses membres revendiquaient l'élargissement du droit de vote aux femmes.
A l'origine, la création du mouvement suffragiste s'est fondé autour des revendications pour le droit de vote. Ce que revendique aussi les femmes de l'époque c'est l'autonomie ( égalité des droits civils ), le droit à l'éducation, la lutte contre la prostitution, l'amélioration du sort des travailleuses, etc...
En réalité le féminisme était présent avant la guerre, il était même actif avant 1914 et le droit de vote des femmes avait été étudié par les députés à la veille de la guerre mais avec celle-ci le féminisme est devenu anémique et divisé. De plus le retour à la paix change les priorités et les hommes veulent retrouver les femmes à leur place comme évoqué dans la partie précédente.
Cependant la question du droit de vote en faveur des femmes revient...
Dans les années 1920, la Société pour l’amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits ne manque pas d’arguments en faveur du droit de vote, présenté comme la solution aux fléaux sociaux.
Effectivement le vote des femmes apparaît comme une question d'utilité sociale, car les hommes et les femmes ont des qualités différentes et il est nécessaire à la société de faire appel à tous et a toutes dans l'intérêt de la collectivité.
En revanche il existe différentes mentalités sur la question du droit de vote des femmes.

Les combats suffragistes sont considérés comme hors normes par rapport aux mentalités et aux conventions culturelles de l'époque. Les femmes étaient généralement considérées comme intellectuellement inférieures, voire ne pouvant pas penser par elles-mêmes. Il paraissait donc évident qu'elles ne pouvaient prétendre aux mêmes droits que les hommes. Les affaires politiques étaient considérées comme hors de portée de l'esprit féminin et il n'était donc pas question que les femmes puissent voter.

De plus, l'opinion publique craignait une incompatibilité du rôle mère-électrice. Le vote des femmes serait irresponsable ; selon eux, ceci justifié par le manque de maturité politique des femmes. Il se créer alors des ligues anti-suffragistes qui regroupent de nombreux hommes mais aussi quelques femmes, souvent issues des milieux populaires.

Les suffragettes sont souvent des aristocrates, mais elles ne symbolisent pas l'ensemble des femmes: les ouvrières leur contestent le droit de parler en leur nom voyant le vote comme une revendication bourgeoise.

Il existe donc des oppositions au droit de vote des femmes, certains emploient même des arguments misogynes
Emile Morlot, député radical de 1896 à 1907 :" Prétend-on que l'égalité civile accordée à la femme a pour corollaire nécessaire son émancipation politique. C'est méconnaître absolument le rôle de la femme dans l'humanité. Destinée à la maternité et faite pour la vie de famille. Elle oublierait fatalement ses devoirs de mère et d'épouse, si elle abandonnait le foyer pour courir à la tribune. On a donc parfaitement raison d'exclure de la vie politique les femmes et les personnes qui, par leur peu de maturité d'esprit, ne peuvent prendre une part intelligente à la conduite des affaires publiques. "

Cependant des partis soutiennent les femmes, tel le parti communiste français (PCF) qui dès sa naissance, en 1920, prône l'égalité des sexes, il dénonce l'exploitation spécifique du travail féminin. Dans ce contexte d'après-guerre peu propice à l'émancipation féminine, sa voix est originale.

Aussi des femmes françaises par leur luttes dans les affaires politiques restent des figures emblématiques, telle Andrée Butillard qui est une pionnière du féminisme, elle a fondé en 1925 l’UFCS : Union Féminine Civique et Sociale. Elle eut l’intuition et la volonté de créer un mouvement qui s’attache à défendre les droits de la femme.
OU encore
Hubertine AUCLERT qui fonde en 1881 la "Citoyenne", premier organe des suffragettes en France et invente la propagande féministe dès 1916.
Madeleine PELLETIER: principale animatrice du mouvement suffragiste français au début du siècle dernier. Elle milite tant pour la cause socialiste que pour celle du féminisme.

Tout au long de l’année 1928 des féministes manifestent dans ou devant le sénat.
Le 1er juillet 1928, la Ligue française du droit des femmes manifeste pour le droit de vote,

Malgré la volonté de certaines femmes et même d'hommes, le suffrage intégral est rejeté par le gouvernement. La condition féminine est en retard sur les pays industrialisés. Effectivement les femmes votent "partout" par exemple dans les années 1920 la GB le Danemark les EU et la nouvelle zélande Islande, Pologne Russie, Pays Bas, Allemagne, Luxembourg, Hongrie..ont accordé le droit de vote aux femmes.
Les femmes françaises devront encore patienter pour acquérir ce droit.


C. L'évolution juridique du statut des femmes françaises.
Les combats des femmes concernent autant le droit à la "propriété de son corps", à la régulation des naissances, voire à l’avortement, que le perfectionnement de l’égalité civique proprement dite.
Les différentes lois envers la femme
EDUCATION
1919 Création du baccalauréat féminin.
1924 Unification des programmes pour les filles et les garçons.
FAMILLE
1927 Une femme mariée à un étranger garde sa nationalité.
TRAVAIL
1920 Les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans autorisation maritale
1928 Congé maternité de deux mois à plein traitement étendu à toute la Fonction Publique.
DROITS POLITIQUES
Différentes propositions sont faites en faveur du vote des femmes, telles celles de Maurice Barrès, en 1922, qui propose de faire voter les veuves de guerre afin de remplacer la voix du mari disparu, ou encore celle du 4 décembre 1922 de Justin Godart, député de Lyon, qui fait une proposition à la Chambre, un vote limité aux femmes de plus de 30ans. Mais toutes deux sont rejetés.
CONTRACEPTION - AVORTEMENT
Il existe encore des lois rétrogrades, ici, criminalisant l'avortement
Comme la population a diminué à cause des nombreux morts et que le taux de natalité baisse, des lois sont votées telle La loi du 31 juillet 1920 qui réprime la provocation à l'avortement et à la propagande anti-conceptionnelle et celle du 27 mars 1923 qui définit l'avortement comme un délit comme un crime passible de la Cour d'assises. La femme se voit moins libre de disposer de son corps comme elle l'entend. Cependant les avortements clandestins restent assez nombreux.
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Lipidiwipii
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Ven 9 Nov - 14:19

II. L'émergence de la femme nouvelle
A.La Garçonne, un roman...

Le terme "garçonne" doit son succès au roman de Victor Margueritte. Victor Margueritte est un littérateur français, né à Blida Algérie,en 1866, mort en 1942. il se montra préoccupé par des questions sociales, et fut un ardent défenseur de l'émancipation de la femme.
La Garçonne paru en 1922, a eu un très grand succès au moment de sa sortie, il s'est vendu à 1million d'exemplaires entre 1922 et 1929 et a suscité de nombreux débats au sujet de la nouvelle féminité décrite par l'auteur. Le roman décrit la parabole de la jeune Monique Lerbier, son parcours d'affranchissement des conventions bourgeoises, sa libération sexuelle qui passe par la relation avec une femme, la déchéance entre des relations sans lendemain et la drogue, le retour final à un ordre hétérosexuel et enfin au mariage. Bien que le thème ne surprenne pas spécialement aujourd'hui, il était considéré à l'époque comme choquant. Malgré la conclusion moralisante, c'est la sexualité de l'héroïne de Margueritte qui provoque les réactions les plus scandalisées et devient le centre d'un débat concernant la jeune femme française. L'auteur est en effet critiqué à la fois par les conservateurs, qui l'accusent de pornographie, et par des groupes féministes, inquiétés par la conduite sexuellement libérée de l'héroïne du roman. A la suite du scandale causé, Victor Margueritte se vit retirer la légion d'honneur, L'image de la garçonne est le signe d'un changement en cours dans la construction de la féminité. La mode vestimentaire et la culture de masse jouent un rôle déterminant dans cette assimilation de la garçonne. L' image de la garçonne révèle en effet toute la complexité de la construction de la féminité à cette époque.
La garçonne ce n'est plus un titre c'est un type et même un nom commun


B. ...Un style de vie

Symbole par excellence des années folles, la garçonne c’est cette femme androgyne au cheveux courts, alors qu’avant la longue chevelure était considéré comme le symbole de la féminité. La coupe est désormais au carré, dite à la garçonne. Cette femme choque et elle s’en fiche, elle représente une nouvelle féminité moderne et indépendante. Finis les corsets et les multiples couches de tissus lourds, la silhouette de la femme moderne est allongée et droite, les femmes jouent sur la minceur, l’étroitesse, l’absence de hanches, un buste plat et les poitrines aplaties. La silhouette des femmes est simplifiée libre et sobre, qui hésite entre masculinisation et invention d’une nouvelle féminité.
La mode est aux cheveux courts, au jupes courtes qui laissent voir les mollets, aux chaussures ouvertes et aux talons moins haut. Les femmes fument la cigarette porte la canne (accessoire masculin) et porte le chapeau, dit cloche.
Pour les plus riches la mode c’est Coco Chanel. Coco Chanel est la créatrice de mode qui change radicalement la silhouette de la femme. Elle débarrasse les robes de fanfreluches, apprend aux femmes la sobriété et lance le noir qui était jusque là réservé au deuil. Elle confectionne des vêtements qui n’ont plus rien à voir avec les corsets en vogue à cette époque. Elle veut que la femme se sente libre de ses mouvements. Coco est une femme émancipée, elle a révolutionné la mode féminine grâce à la création du pantalon et du tailleur. Elle lance le parfum Chanel n°5 en 1921, créer le costume de sport pour dame et met au goût du jour les faux bijoux. Les femmes y trouvent dans ses créations un look différent, elles y trouvent plus de liberté. Avec la garçonne, la garde robe masculine entre dans le vestiaire féminin.
D’autre part, en se rebellant contre les traditions du passé les femmes se montrent et affichent leur sexualité en toute liberté. La femme ne veut plus d’enfants qui puissent l’empêcher de vivre sa vie et prend par rapport à l’homme une attitude plus indépendante.

coco Chanel:

Cependant à l’écart de ces changements, la campagne reste longtemps fidèle a ses traditions vestimentaires et à ses costumes régionaux. La mode garçonne est réservé à une minorité, une élite bourgeoise. Les femmes dans les campagnes n’ont pas quitté les corset et bien sur elles ne portent pas du Chanel !
Pourtant dans ce siècle marqué par la domination masculine, adopter l’habit des hommes est un geste d’affranchissement. Ainsi des femmes bravent les sarcasmes et deviennent des modèles pour les femmes éprises de liberté. Ces garçonnes ont eut le courage de faire face à l’homophobie , aux moqueries et à la désapprobation de la société. Elles incarnent de manière ambiguë, l’émancipation des femmes. Les garçonnes sont perçue comme un signe de l’égalité entre les sexes, mais l’idée que cet égalitarisme se fonde sur la masculinisation des femmes fait l’objet de violentes polémiques. Les adversaires à cette émancipation ne manquent pas d’assimiler les garçonnes aux lesbiennes en utilisant l’homophobie contre les femmes. Pour la femme, des changements de mode vont traduire les changements dans sa vie. Elle commence à conduire, faire du sport, danser, sortir le soir, et bien sur travailler


C. Les femmes françaises à travers l'art.
Colette et Joséphine Baker sont des exemples révélateurs d’une certaine libération de la femme, bien qu’elles ne représentent qu’une minorité.


Sidonie Gabrielle Colette né 1873 - décédé à Paris,1954 est une romancière française, qui s'inspire du style de George Sand. Femme lettrée et diplomée, ce qui est peu fréquent pour l'époque, elle a participé à l'émancipation de la femme grâce à sa vie très liberée. Un de ses romans, La Vagabonde, publié en 1909, met en scène une femme, elle même sans doute, qui se réjouit de: « gagner mon pain, payer mon loyer, mon toit, ma robe, mon repas ». Gagner sa vie pour être libre c'est l'idéal de la femme moderne, pour qui Colette est un exemple.
Son comportement a amené divers bouleversements de moeurs. Elle a contribué à améliorer les mentalités de l'époque.


Joséphine Baker, de son vrai nom Freda Josephine McDonald née 1906 à Saint Louis, Missouri, et décédée 1975 à Paris. est une célèbre chanteuse, danseuse et meneuse de revue. C’est loin de son pays d’origine qu’elle trouve le succès, une chose rare pour une femme noire durant la 3ème République. Joséphine Baker s’est également illustrée par ses prises de position et ses engagements militants en faveur des droits civils et de la communauté noire. Elle connaît son 1er triomphe en 1925, avec le spectacle la revue nègre qui se déroule à la salle des champs Elysées. Tous les soirs la salle est comble et la découverte du music-hall à l’américaine laisse sans voix un public parfois scandalisé par ce qui apparaît comme une insulte au bon goût, mais qui est malgré lui conquis et subjugué.. Plus que ses talents de chanteuse et de danseuse, c’est sans doute sa « vitalité » et sa personnalité hors du commun qui ont fait de cette femme une artiste au destin sans équivalent. Elle est reconnue en France comme le symbole d’une certaine libération féminine durant la 3ème république.




Grace à leur combat, les femmes ont acquis qq droits. C'est sous la IIIème République, qu'elles occupent pour la 1ere fois dans notre histoire les mêmes postes que les hommes. Cependant la majorité des femmes françaises participent à une vision rétrograde le da société, ce qui fait que par rapport aux autres pays industrialisés, elles n'obtiennent que peu d'amélioration dans leurs droits. En effet, le féminisme demeure un loisir de femmes du monde émancipées, plus qu'un véritable mouvement de contestation dans la France des années20.
Aussi, les garçonnes ont pu, par leur apparence mais aussi par leur personnalité donner le change; cacher des normes traditionnelles demeurées vivaces. La garçonne, avec son look provocateur, est devenue dans l'imaginaire culturel l'image même de la France des années 20.
Bien que cela soit a nuancer la 3ème république marque un tournant dans l'histoire de la femme française, les changements évoqués sont annonciateurs de la future émancipation de la femme qui s'affirmera dans la continuité du 20ème siècle.
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MessageSujet: Re: Les femmes des années folles   Sam 10 Nov - 2:28

très intéressant. c'est l'exposé que tu as fait pour la fac ?? tu nous diras ta note ?
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Les femmes des années folles
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